Ce blog est un moyen d'échanger entre les habitants et la municipalité.
C'est pourquoi nous vous incitons à intervenir, à poser vos questions, à donner votre avis, à nous faire des suggestions sur tout ce qui concerne la démocratie locale…
Vos propositions pourront être mises en ligne sur ce blog afin de faire progresser le débat et nous publierons également vos questions avec les réponses qui y auront été apportées.
Pour cela, vous pouvez nous envoyer un mail à cette adresse.
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bonjour
j'ai quelques interrogations quand au devenir de la ville :
1er point :l'insecurité :en effet depuis quelques mois voici le retour des voitures brulées,des vitres brisées par jeu ( le but etant de briser un max de vitres en un minimun de temps a l'aide de son casque )qu'envisager vous de faire?
2eme point l'incivilite: les automobilistes se garent de plus en plus sur les trottoirs, les passages pietons et quand je dis automobiliste j'inclue la police municipale qui selon moi devrait montrer l'exemple (mais ça s'est un autre debat )et lorsque l'on telephone aux services concernés par le probleme la reponse est : nous ne pouvons pas intervenir car il n'y a pas assez de vehicules disponibles et le stationnement a colombes est un reel probleme mais on ne peut rien faire.la encore quel est votre politique?
3eme point la proprete ou plutôt l'absence de proprete de la ville:lorsque les agents passent avec leur souflette pour degager les feuilles et autres dechets serait il possible de leur expliquer qu'il faut les envoyer sur la route afin que le camion les ramassent et non sur les trottoirs ,que mouiller les trottoirs avec un petit jet ne decolle pas les excrements des animaux ou d'etres humains s'il n'y a pas de pression.
pour moi le bilan des 18 mois passés est plutôt négatif car je retrouvre une ville sale , pleine de dealer et dans laquelle je me trouve en insecurité .en attende de vos solutions pour retrouver un cadre plus agréable a vivre.
Rédigé par : vitale veronique | 22/10/2009 à 09:52
Bonjour,
Je vous remercie d'ouvrir le débat par vos remarques, néanmoins, je vous rappelle que le sujet du débat ici est la démocratie locale. Le prochain thème du bilan sera consacré aux questions de sécurité et nous aurons alors l'occasion d'aborder ce sujet et de répondre aux interrogations des Colombiens.
Le thème de l'environnement ne sera traité que l'an prochain, je tiens tout de même à vous apporter quelques éléments sur le problème de la propreté que vous abordez. Tout d'abord, rien n'a été modifié dans la prestation réalisée par la société en charge du nettoiement de notre commune. Cette prestation est tout à fait identique à ce qu'elle était auparavant, en conformité avec la délégation de service public attribuée.
Vous évoquez le problème des déjections canines, néanmoins vous semblez considérer que la Ville en est responsable alors qu'elle n'aurait normalement pas à intervenir dans ce domaine si tous les propriétaires adoptaient un comportement citoyen. Le lavage de la voirie est essentiellement fait pour nettoyer ces déjections relevant de l'incivilité de quelques-uns. Sachez par ailleurs, que la propreté aux abords des écoles et dans les jardins publics a grandement été améliorée par la pose de corbeilles à deux bacs que vous n'avez peut-être pas remarquées, mais que les établissements scolaires ont apprécié.
Cordialement,
Catherine BERNARD, maire-adjointe à l'Environnement et à la Maîtrise des Energies
Rédigé par : Catherine Bernard | 23/10/2009 à 16:08
Je vous livre un de mes articles daté du 8 novembre 2008.Depuis la démocratie locale a mis un an pour se "bouger".
Les conseils de quartier : un « sénat » local !
Je lance l'idée car il faut trouver une utilité pragmatique à ce dispositif. Je fais partie du conseil du quartier Henri Martin-Estienne d'Orves (quartier dont j'ai proposé un changement de nom : Gabriel Péri-Estienne d'Orves). J'ai accepté de jouer le jeu, un jeu démocratique cher à notre maire car l'intérêt que j'ai de la vie du quartier doit se traduire par mon implication personnelle.
Dans ces conseils, on y aborde des sujets qui ne regardent ni la gauche, ni la droite et encore moins le centre. On propose des solutions pour améliorer le quotidien des gens. Nous avons tous envie de faire vivre ces moments de débat, d'échange pour voir mûrir des projets qui faciliteront le mieux vivre ensemble.
Pas naïf de naissance, je sais bien que certains chercheront à défendre des intérêts particuliers, mais cela est dû à la nature humaine. A nous de montrer que la société est avant tout une affaire de collectif.
Animé par le désir de bien remplir nos trois années à venir, il me faut avant tout me demander comment les conseils de quartier vont-ils peser sur les décisions de nos élus qui sont les seuls à pouvoir commander aux destinées de notre ville. Le hasard des urnes face à la volonté du peuple. Il y aura deux poids, deux mesures et il n'y a rien à redire, je suis un démocrate.
Pourtant, Philippe Sarre a placé la démocratie locale au cœur de son programme politique en mars 2008. Homme de dialogue(les années en tant que syndicaliste et sa position de directeur d'école), il ne peut pas laisser ce projet se vider de sa consistance. Six années pour que les conseils de quartier marquent les esprits des colombiens. Je m'inquiète à propos des rapports qu'entretiennent les colombiens avec la démocratie. Celle-ci est malheureusement un luxe que s'offre une société en situation sociale et économique confortable. Il y a des conditions qui ne sont plus réunies ou en partie car Colombes est divisée (ce n'est pas nouveau pour lui) dans ce contexte de crise économique.
Les colombiens qui viennent à sa rencontre ont peu de chance de l'interpeler sur un problème de démocratie locale. Bien entendu, il le sait déjà, les colombiens l'attendent sur des sujets classiques (logement, travail, sécurité, fiscalité).
Voilà pourquoi, je propose de faire de ces conseils un vrai relais de démocratie (sans pouvoir mais avec la capacité de représenter l'opinion publique). Comment ?
En soumettant les délibérations du conseil municipal à l'avis des conseils de quartier. Naturellement, ces consultations interviendraient après que ce soit tenu le conseil municipal. L'opposition au conseil municipal est une opposition politique, son rôle n'est pas simple et libre. Les conseils de quartier ont l'avantage de représenter les colombiens sans étiquette politique.
Le débat est ouvert.
Rédigé par : Ahmed Beribeche | 26/10/2009 à 08:10
Vous ouvrez effectivement un vaste débat. Je constate avec vous que depuis la date de l'article auquel vous faites référence (novembre 2008), la démocratie locale « se bouge ». Il faut reconnaître tout de même qu'elle part de loin dans notre ville. En 1998, les comités de quartiers. En 2002, les conseils de quartier version Nicole Goueta. En 2008, notre démarche de constitution transparente des conseils de quartier adossés à une charte de fonctionnement négociée et validée par les membres. L'année prochaine, je souhaite travailler et réfléchir avec tous les acteurs à la construction des prochains conseils de quartier en 2011...
A l'heure du bilan, je le répète, il reste du chemin a faire. Mais il nous faut le parcourir ensemble. Que certains essayent de "défendre des intérêts particuliers", comme vous le dites, c'est effectivement la nature humaine (tout comme certains choisissent de postuler au titre d'une association pour être sûr de siéger dans les conseils de quartier...).
Mais quand vous parlez du "hasard des urnes face à la volonté du peuple", je m'interroge. Le choix du peuple se traduit dans les urnes, c'est aussi ça la démocratie. C'est l'un des piliers de notre république, et cette démocratie là peut vivre aux côtés de la démocratie locale, nous en sommes convaincus (d'où son importance dans notre programme municipal). En la matière, les avancées sont significatives et monsieur le maire, moi-même et toute l'équipe municipale nous y attelons sans relâche. Nous sommes sur cette question animés d'une volonté farouche d'y associer tous les acteurs (dont l'opposition municipale) pour chercher et trouver ensemble la meilleure approche et les meilleures évolutions possibles. Notre objectif n'est pas de "marquer les esprits", mais de faire vivre la démocratie et de construire ensemble des conseils de quartier utiles à notre ville.
J'aurais bien aimé, puisque nous en sommes à une étape de premier bilan, que vous nous fassiez part en votre qualité de membre d'un de nos conseils de quartier, de votre propre vécu. Ne serait-ce que pour tordre le cou à certaines rumeurs... Décidez-vous ensemble des dates de vos réunions ? Décidez-vous ensemble de l'ordre du jour ? Validez-vous ensemble les souhaits de l'équipe municipale de voir figurer à l'ordre du jour des sujets qu'elle propose à la concertation ? Avez- un sujet sur lequel la municipalité a refusé de débattre ?
Par ailleurs, j'en conviens, le contexte de crise économique n'est pas favorable à un débat sur la démocratie locale. Faut-il pour autant évacuer cette question importante et citoyenne ? Bien évidemment je suis conscient des préoccupations et des difficultés des habitants de notre ville et de notre pays en terme de logement, d'emploi, de pouvoir d'achat, de fiscalité ( je vous rappelle notre baisse de 2% de la part communale sur les impôts locaux alors que la grande majorité des villes l'ont augmentée ou maintenue).
Enfin, je trouve surprenante votre proposition de "faire de ces conseils des vrais relais de démocratie (sans pouvoir mais avec la capacité de représenter l'opinion publique)" . Cette proposition soulève plusieurs interrogations. Pourquoi - comme vous le dites - ceux qui peuvent s'offrir le luxe d'entretenir un rapport avec la démocratie, et donc en situation sociale et économique confortable, auraient-ils légitimité à représenter l'ensemble de nos concitoyens ? Pourquoi soumettre les délibérations du conseil municipal à l'avis des conseils de quartier après les avoir votées ? Cette proposition est à l'opposé de l'idée que je me fais de la concertation et de l'association des habitants aux décisions qui les concernent, puisqu'elle conduit à ne considérer les conseils de quartier que comme de simples chambres d'enregistrement (ce qu'ils étaient il n'y a pas si longtemps).
Aïssa Ben Braham, adjoint au maire, délégué à la démocratie locale
Rédigé par : Aïssa Ben Braham | 28/10/2009 à 12:27
Humour de Citoyenne et savoir appeler un chat un chat
Après lecture du journal de la municipalité de Colombes (novembre 2009 numéro 12)
je ne peux que réagir au billet d’humeur du « chat » de la page 5 concernant le blog du bilan participatif.
La démocratie participative est une notion nouvelle que les citoyen(ne)s ne se sont peut être pas tous appropriés. Qui parmi les Colombien(ne)s, excepté ce mammifère carnivore, peut se vanter de pouvoir nous faire un exposé sur la loi relative à la démocratie de proximité (loi du 27 février 2002 et du 6 février 1992) .
Ce « chat » qui se cache de plus derrière l’anonymat, doit être l’animal domestique d’un « élu », car pour sa part tout ce vocabulaire, ces notions ainsi que le droit administratif lui sont familiers, mais ce n’est peut être pas le cas pour l’ensemble des Colombien(ne)s et même des membres des conseils de quartier, puisque nous vous avons demandé Monsieur le Maire-Adjoint une formation afin de mieux connaître les missions obligatoires et le mode de fonctionnement budgétaire d’une commune. Demande que pour votre part vous avez très bien compris et même encouragée.
Je serais pour ma part bien en mal de donner une définition correcte de ce que doit être la démocratie participative, tout en étant pourtant Président d’un conseil de quartier. De ce fait il est tout à fait normal de trouver dans ce blog de la part des habitants des commentaires qui concernent leurs préoccupations et qu’ils désirent faire partager. Dommage pour ce chat à neuf queues de les trouver hors propos.
Votre souhait Monsieur le Maire-Adjoint n’est-il pas de laisser chatter les Colombien(ne)s comme ils le souhaitent et qu’ils s’approprient ce blog comme ils le veulent ?
C’est cela aussi la démocratie.
Marie-Lise Vallée
Rédigé par : Marie-Lise Vallée | 04/11/2009 à 10:44
Madame,
Vous avez mille fois raison. La démocratie de proximité est une chose assez nouvelle. Et, oui, les citoyens ne se la sont pas encore véritablement appropriées. Et oui, tout le monde n'a peut-être pas encore compris son intérêt. Et, oui, les Colombiens peuvent écrire sur ce blog ce qu'il veulent. Et non, ce n'est pas le chat d'un élu.
N'en veuillez pas à un pauvre animal innocent. Il est ainsi fait, le chat. Il a des idées sur tout, il interpelle, il provoque, il énerve, il asticote... Il peut faire rire aussi, ou sourire (pour cette fois, c'est manifestement raté). C'est le rôle qu'on lui a donné, d'où son anonymat, histoire de connaître nénmoins une paix relative dans son quotidien. Mais peut-être que le plus souvent, il laisse de marbre. Ce qui constituerais, vue sa mission, une échec cuisant...
Voilà que je me surprends à parler de moi à la troisième personne! Ce doit être le succès qui me monte à la tête... On n'avait jamais encore parlé de moi sur le web.
Et, bonne continuation à tous les colombonautes,
Le maître du chat de l'humeur de la page 5 du numéro 12 de Mosaïque
Rédigé par : Le chat | 04/11/2009 à 23:57
Dans la façon de rédiger votre commentaire et en me citant deux fois, vous semblez penser que je suis moi-même le chat, voire son maître. C'est très flatteur pour moi mais vous vous trompez, car je n'ai pas, de part ma fonction, vocation à être anonyme.
Par ailleurs, je dois vous l'avouer j'ai bien un chat à la maison (un vrai) mais il ne pèse pas 16 kg, n'a pas beaucoup d'humour et ne s'exprime pas (c'est bien dommage) aussi bien que celui de Mosaïque.
Mais rassurez vous, vous avez raison de dire que j'ai encouragé la mise en place de formations pour les membres de conseils de quartier (les premières formations auront lieu à partir de la semaine prochaine) et que mon souhait est que le plus grand nombre de Colombiens(es) s'expriment et échangent (avec où sans blog) sur les questions qui les concernent et sur l'action municipale.
C'est effectivement cela aussi la démocratie locale.
Rédigé par : Aïssa Ben Braham | 05/11/2009 à 09:15