Ce blog a vocation de vous permettre d'exprimer votre opinion sur les actions de la ville sur le sujet présenté, en l'occurrence ce mois-ci, la démocratie locale.C'est pourquoi nous vous proposons aujourd'hui le texte que nous avons reçus de la part de MM. Khlabachi et Massot, responsables d'associations de locataires.Où se trouve la Démocratie Locale lorsqu’un conseil locale (celui du Plateau) ne permet pas à un élu, premier remplaçant, d’assister aux réunions. Cette présence permettant un échange d’informations pertinentes sur les sujets concernant l’ensemble de la population du quartier, de la cité. Il est évident que cette présence n’interféra pas sur les votes, comme précisé dans le règlement.
Où se trouve la Démocratie Locale lorsqu’une réunion publique est organisée (la première et la seule depuis la création de comité locale du plateau) et qu’aucune information n’est donnée, n’y aux remplaçants élus par tirage au sort, n’y aux membres des Amicales de locataires CNL, n’y, à fortiori, aux habitants de la cité Estienne d’Orves/ Gabriel Péri.
Où se trouve la Démocratie Locale quand les problèmes les plus importants pour les habitants de cette cité ne sont pas traités par manque de participants et d’informations. Ces problèmes concernant surtout la sécurité, le stationnement, le tri, les nuisances sonores, le trafic de drogue (en augmentation spectaculaire), etc…
Où se trouve la Démocratie Locale lorsque les courriers adressés à la Municipalité ne reçoivent pas de réponses, ni même d’accusé de réception : est-ce que la Charte Marianne a été dénoncé ?
Cette contribution permettra-t-elle de remédier à ces lacunes qui perdurent et nuisent à la démocratie participative. Nous l’espérons et désirons réellement que cette démarche réussisse et s’ancre dans la vie de notre ville.
Mrs KHABLACHI et MASSOT
Présidents d’Amicale CNL
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Il y a beaucoup de questions dans votre commentaire mais avant d'y répondre, je souhaite expliciter certains termes que vous employez afin qu'il n'y pas de confusion dans l'esprit des lecteurs.
Il n'y a que 5 élus dans chaque conseil de quartier : les 4 représentants du conseil municipal ( 3 pour la majorité, 1 pour l’opposition, tous élus donc au suffrage universel) et le président habitant qui est élu par les membres du conseil. Tous les autres sont désignés soit par le tirage au sort, soit par ceux qu'ils représentent : associations, amicales, écoles … Il n'est donc pas possible d'être un élu, premier remplaçant.
Conformément à la charte de fonctionnement, chaque conseil de quartier a décidé de la participation ou non des remplaçants aux réunions. Le conseil du quartier Plateau-Grève-Bords de Seine accepte bien la présence des remplaçants de rang 1 à ces réunions. Mais, vous êtes bien placé pour le savoir, la cité dont vous parlez n'est pas dans le périmètre de leur quartier mais dans celui du conseil de quartier Gabriel Péri- Estienne d'Orves. Pour votre information, ce dernier ne souhaite pas que les remplaçants assistent aux réunions du conseil. C'est un choix tout a fait légitime, conforme à la charte de fonctionnement et qu'il convient d'acter.
Vous comprendrez donc aisément que le conseil de quartier du Plateau n'aborde pas les questions dont vous parlez dans votre commentaire sur la cité Gabriel Péri /Estienne d'Orves. En revanche, en lisant la contribution sur ce blog de Marie Lise Vallée, présidente du conseil de quartier vous concernant, vous pouvez constater que tout les problématiques que vous soulevez sont débattues au sein du conseil.
Concernant les réunion publiques, chaque conseil de quartier doit en organiser deux dans l'année - et je vous concède qu'une meilleure diffusion de l'information doit être mise en place. Sachez néanmoins que les membres de tous les conseils de quartier de notre ville souhaitent évidemment rencontrer et associer le plus grand nombre d'habitants possible dans ces réunions publiques.
A propos des réponses aux courriers, je vous renvoie à ce que j'ai écrit sur le sujet "nous avons des progrès à faire dans ce domaine". Vous conviendrez néanmoins que j'ai répondu de manière argumentée à votre courrier en date du 26 aout 2008 concernant le souhait de votre amicale de ne pas faire partie du conseil de quartier Gabriel Peri /Estienne d'Orves, dans lequel vous contestiez le découpage de notre ville en 10 quartiers, estimant que votre cité devait faire partie du centre ville.
Tout n'étant pas blanc où noir, votre contribution, plutôt critique, a le mérite de montrer qu'il reste du chemin à parcourir pour que cette démarche de démocratie participative réussisse et s'ancre dans notre ville.
J'espère par ailleurs que vous aurez l'occasion de nous écrire aussi sur la démarche exemplaire de concertation avec les amicales et les habitants de la cité Gabiel Peri/ Estienne d'Orves sur le projet de réhabilitation de cette cité
Aïssa Ben Braham
Adjoint au maire, délégué à la Démocratie locale
Rédigé par : Aïssa Ben Braham | 10/11/2009 à 10:11
Il doit être difficile de pouvoir prendre en compte vos revendications sur la cité Estienne d’Orves si vous ne les adressez au conseil de quartier du plateau et non au conseil de quartier Gabriel Péri/Estiennes d’Orves.
Pour sa part le conseil de quartier Gabriel Péri/Estienne d’Orves n’a jamais été contacté par un élu de notre commune pour participer à une réunion de travail ni contacté par une association de locataire même dans le cadre de la rénovation de leur immeuble. Décision qui de plus peut avoir un impact sur le quartier.
Excepté le Président du conseil de quartier qui a été élu par les membres du conseil aucun de ses membres n’a été élu pour y participer puisque la désignation du collège habitants a été faite par tirage au sort mais les associations demandeuses étaient inscrites d'office.
Nous sommes tous de plus des bénévoles qui essayons d’œuvre pour le bien de tous.
Toutes les informations sur les réunions de travail du conseil sont accessibles à tous sur le site de la ville de Colombes rubrique conseils de quartier.
De plus nous nous tenons à votre disposition et si vous souhaitez transmettre aux membres du conseil Gabriel Péri/Estiennes d'Orves des questions ou des pistes de travail. Vous pouvez le faire par courrier à adresser à la mairie de quartier Aragon ou en laissant un petit mot dans la boite à idée à votre disposition au café Le Record angle Gabriel Péri/Colbert et même sur ce site.
Je vous invite de plus à consulter le bilan de notre 1ère année de mise en place et ceci sur ce site afin de voir si les problématiques que vous soulevez ne sont pas jamais en étude.
Reste que le conseil de quartier n’a aucun pouvoir de décision et ne pourra jamais remplacer la municipalité élu au suffrage universel ni se substituer à ses orientations.
La Présidente du Conseil de quartier Gabriel Péri/Estiennes d'Orves
Rédigé par : Marie-Lise Vallée | 11/11/2009 à 16:42
L'apprentissage de la démocratie est un long chemin et rarement un long fleuve tranquille. En ce 10ème anniversaire de la chute du mur de Berlin il n'y a qu'à demander aux jeunes démocraties nées de la désintégration de l'empire soviétique.
Pourtant le confort qu'elle procure est immédiat. Les outils de la démocratie sont adoptés dès son avènement, au premier rang desquels : la liberté d'expression.
Au point même d'être pris de cécité lorsqu'il s'agit de se remémorer un passé récent.
N’en déplaise à certains, le changement est patent. La constitution des conseils de quartier, leur présidence réservée aux habitants, leur consultation sur l’agenda 21, le plan de déplacement, les projets d’urbanismes et le présent blog en témoignent.
Alors oui, cela ne va pas assez vite. Oui nous sommes impatients. Car notre espérance d’une démocratie locale vivante est ancienne. Si ancienne qu’on n’osait peut être plus y croire.
Je me souviens des conseils municipaux de la précédente mandature, qui voyaient le temps de parole de l’opposition limité par une majorité arrogante brandissant horloge pour servir de minuterie. Nous ne pouvons que nous réjoui r d’avoir vu disparaître cette pratique honteuse.
La démocratie se mesure en fonction de la place qu’on accorde à l’opposition, à ses contradicteurs. Force est de constater que sur ce point aussi un grand pas a été franchi.
La démocratie locale est naissante à Colombes et nous devons collectivement la porter. Il nous appartient de modifier des pratiques ancrées depuis des décennies dans les rapports entre les habitants et les administrations. Pratiques dictée par des considérations politiciennes.
Rédigé par : Ameziane Abdat | 14/11/2009 à 22:18